mardi 22 décembre 2009

Photo : Boogie

Nouvelle édition : Give It Up #3

Ce morceau réunit les plus grands jazzmen de l'époque, sorte de "Dream Team" mais le terme est bien faible, voire vulgaire. À noter, parmi les autres qui sont extraordinaires, le solo de Max Roach (à la batterie) complétement ahurissant. Beaucoup de superlatifs, certes, mais jugez par vous même :
- Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Bud Powell, Paul Chambers and Max Roach - Salts Peanuts (album "Toronto, Massey Hall, May 15, 1953", 1953)

Des premiers accords dramatiques, l'odeur de gomina, une sévérité douce, la nonchalance d'un génie : le Duke.
- Duke Ellington - Black Tan Fantasy (album "Ellington at Newport 1956", 1956)

Si vous vous êtes toujours demandé ce que pouvait bien vouloir dire le groove, ce terme mystérieux qui fourmille dans la bouche des animateurs de radios pour trentenaire, en voici la pure définition :
- Roy Ayers - Hummin' (album "Ubiquity", 1970)

Les groupes qui font invariablement dandiner la tête à droite à gauche. Garanti made in New Orleans :
- The Meters - Little Old Money Maker (album "Look-Ka Py Py", 1969)
- The Gaturs - Cold Bear (complitation "Saturday Night Fish Fry", 2001)

Des sentiments vrais, des envolées de voix, des accords larmoyants, production certifiée Arif Mardin : une offrande pour rappeurs mégalomanes.
- Chaka Khan - Through The Fire (album "I Feel For You", 1984)

De l'allégresse, de l'érotisme, de la sensualité, de la mélancolie : il y a tout dans ce morceau indispensable.
- Curtis Mayfield - Think (album "Superfly", 1972)

Pour finir, un véritable ovni, un morceau bizarre, un style musical fusiono-free jazz pas rassurant, un délice d'audaces (merci padre!) :
- Bill Bruford - Hell's Bells (album "One Of A Kind", 1979)

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