mardi 21 avril 2009


Photo : Marcelo Gomes

"J'aime tout, sauf la musique classique et le métal" X.

Si comme je l'avais évoqué précédemment la musique contemporaine souffrait d'une certaine méconnaissance chez les jeunes personnes (voir post du 27 février), qu'en est-il pour la musique classique (au sens large)? Que son engouement soit parfois difficile à assumer lors d'un flirt, qu'elle représente ennui et cheveux blancs, qu'elle soit, au contraire, l'instrument d'un bavard snob, la musique dite classique connait aujourd'hui une existence relativement mitigée. C'est le moins que l'on puisse dire. L'aimer c'est faire œuvre de marginalité sera-t-on presque tenté de penser.

Sans prétendre à une quelconque apologie pompeuse, voici pourtant une musique qui éveille une sensibilité que nulle autre ne peut prétendre effleurer. Pour illustrer mes propos, je me concentrerai sur quelques compositeurs d'une époque extraordinairement fertile pour la musique, à savoir la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle.

L'influence de Niccolò Paganini, de Joseph Haydn, de Franz Lizst et particulièrement de Frédéric Chopin dans la musique du XIXème siècle est sans équivoque, certains compositeurs qui les suivront achèveront, avec autant de virtuosité et d'ingéniosité, cette recherche de l'harmonie romantique :
- Alexandre Scriabine - Pathétiques, Etude op. 8 no. 12 (joué par Scriabine lui-même)
- Sergueï Rachmaninov - Sonate en Sol mineur, op. 19 (interprété par Emanuel Ax et Yo-Yo Ma)

Cette période est également marquée par l'émergence d'influences nationalistes dans la musique, tout comme en politique. Certains compositeurs comme Béla Bartók ont, à ce titre, littéralement abandonné le système tonal traditionnel en s'inspirant des techniques de compositions utilisées dans la musique folklorique d'Europe de l'Est :
- Leoš Janáček - String quartet, No 1 In E minor 'From My Life' - I (interprété par Alexander String Quartet)
- Béla Bartók - Quartet No.2 Op.17 -II (interprété par Alexander String Quartet)

La synthèse du romantisme sous sa forme la plus élaborée et de l'influence des musiques populaires nationales a donné naissance à la période moderne de la musique classique. On va dès lors voir s'affirmer un goût prononcé pour la rupture, les séquences répétitives ou les accords dissonants sur des points clefs, ce qui se retrouvera par la suite dans le développement du système atonal notamment chez Arnold Schönberg ou Olivier Messiaen :
- Gustav Mahler - Symphonie no. 1 en Ré majeur "Titan"- I (interprété par Bavarian Radio Symphony Orchestra)
- Maurice Ravel - String quartet in F - IV (interprété par Alban Berg Quartett)


2 comments:

  1. "J'aime tout, sauf la musique classique et le métal" X.

    En effet, X, maintes fois croisé, mérite un coup de batte dans la tempe.

    Si jamais tu faisais un post sur le metal, je t'offre mes services de consultant métallique !

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  2. mais pourquoi pas! t'es dispo aussi pour le coup de batte dans le tempe^^?

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